Grands Feuillards
Découvrir la forêt près des Grands Feuillards
Les Grands Feuillards offrent un nom à suivre sur la carte et un secteur à découvrir sans précipitation, entre chemins sableux et reliefs de grès.

LIEUX ET REPÈRES
Situer le lieu
Parking du carrefour des Grands Feuillards
Arbonne-la-ForêtFrance
Départ indiqué par la fiche officielle du circuit.
Un lieu-dit pour marcheurs curieux
Les Grands Feuillards font partie de ces noms forestiers que l’on rencontre d’abord sur une carte. Il ne faut pas s’attendre à une entrée monumentale ni à un équipement touristique. Le secteur vaut pour le terrain, les changements de lumière et le calme que l’on peut encore trouver en choisissant bien son heure.
Le circuit commence au parking du carrefour des Grands Feuillards, au point 48.375247, 2.623307 indiqué par la fiche officielle. Enregistrez ce nom complet et téléchargez le roadbook avant de quitter le réseau mobile.
La boucle en bref
- Distance : 7 km en boucle.
- Temps à prévoir : environ 2 h à pied ou 1 h à VTT.
- Départ : parking du carrefour des Grands Feuillards.
- Balisage publié : VTT orange. À pied, gardez le roadbook sous la main puisque la fiche ne donne pas de balisage pédestre distinct.
La fiche officielle du circuit des Grands Feuillards contient le roadbook et la trace GPX. Elle fait passer la boucle par de grandes allées, à la lisière des réserves biologiques intégrales.
La même boucle figure dans le répertoire touristique de Seine-et-Marne, qui indique la carte IGN Top 25 2417OT. Gardez le roadbook ou le GPX même si vous possédez la carte papier : plusieurs grandes allées se croisent selon des angles proches, et leur nom est souvent plus utile que leur apparence.
Rejoindre le départ sans confondre route et chemin
La fiche actuelle donne un accès routier précis depuis Fontainebleau : suivre la D409 vers Arbonne-la-Forêt, prendre la D301 vers les Gorges de Franchard au carrefour du Touring Club, puis, environ 2 km plus loin, tourner sur la route forestière de la Plaine de la Haute Borne jusqu’au parking du carrefour des Grands Feuillards. Vérifiez cet accès sur la carte ONF le jour même, car une route forestière peut changer de statut ou être fermée temporairement.
Enregistrez le nom complet du parking, pas seulement « Grands Feuillards ». Les noms de carrefours et de routes se ressemblent dans le massif. Une fois arrivé, laissez le véhicule dans l’espace prévu et commencez la boucle à pied ou à vélo. La route utilisée pour rejoindre le parking ne devient pas pour autant une piste ouverte à la circulation au-delà de celui-ci.
Ce départ est plus simple en voiture qu’en transport public. Si vous voyagez en train, choisissez plutôt une balade construite depuis Fontainebleau-Avon, Bois-le-Roi, Thomery ou Montigny-sur-Loing, ou prévoyez un transfert réservé. Une longue marche d’approche sur des routes départementales n’est pas une bonne manière de transformer ce circuit en sortie sans voiture.
Les incendies de juillet 2026 ont laissé des secteurs fermés même après la réouverture d’une grande partie du massif. Vérifiez la carte ONF mise à jour juste avant le départ : une trace GPX ne montre pas toujours la dernière déviation.
Une boucle à pied ou à VTT, pas tout à fait la même sortie
Les 7 km sont annoncés pour les marcheurs comme pour les vététistes, mais l’expérience change. À pied, deux heures laissent le temps de s’arrêter devant les arbres et de lire les carrefours. À VTT, l’heure indicative suppose un terrain praticable, un vélo adapté et un cycliste déjà à l’aise sur le sable. Après la pluie ou avec un groupe débutant, la durée peut augmenter nettement.
Le balisage orange est celui du circuit VTT. Un marcheur peut emprunter la boucle, mais ne doit pas attendre un second balisage pédestre à chaque embranchement. Téléchargez le roadbook et observez le sens de parcours proposé. Un cycliste doit ralentir avant les croisements et annoncer calmement son passage ; un marcheur qui entend un vélo peut garder une ligne prévisible plutôt que sauter d’un côté à l’autre.
Trois moments faciles à reconnaître
Le carrefour en étoile. Il apparaît dès le départ et donne immédiatement la clé du secteur. Ces branches permettaient autrefois d’inspecter rapidement un vaste canton pendant les chasses à courre. Avant de prendre la première allée, repérez celle par laquelle vous devrez revenir.
Les longues allées de pins. Elles apportent une ombre appréciable par temps chaud et permettent de comparer les formes des pins sylvestres avec celles des pins laricio. Le chemin paraît simple, mais la répétition des allées peut brouiller les repères. Gardez le nom du prochain carrefour sous les yeux.
Les lisières de réserves biologiques intégrales. La boucle permet d’observer des zones où les cycles forestiers se poursuivent avec très peu d’intervention. Restez sur l’itinéraire : la limite n’est pas une invitation à entrer, et le bois mort visible fait partie du fonctionnement recherché.
Ces trois moments suffisent à donner une histoire aux 7 km. Le circuit n’a pas besoin d’un monument final : son intérêt se construit entre le plan de chasse, les expériences forestières du XIXe siècle et les espaces aujourd’hui laissés à une évolution plus naturelle.
Si vous voulez une promenade très tranquille avec de jeunes enfants, ne vous sentez pas obligé d’achever les 7 km. Choisissez une grande allée, fixez un carrefour comme point de demi-tour et revenez par le même chemin. La boucle complète devient intéressante lorsque tout le groupe peut encore lire la carte et apprécier le paysage après une heure de marche.
Construire la promenade
Utilisez une fiche récente qui indique clairement un départ autorisé. Le repère cartographique de cette page mène au parking nommé par la fiche officielle ; n’engagez pas la voiture au-delà de la zone prévue. Notez deux carrefours et prévoyez un retour plus court si le terrain ou la météo se dégrade.
Le sable peut rendre la progression lente. Après la pluie, le grès reste fragile et glissant longtemps. Adaptez votre boucle à la personne la moins habituée du groupe plutôt qu’au rythme annoncé par une application.
Au départ, photographiez le panneau ou notez le nom exact du carrefour. Les carrefours en étoile sont beaux, mais une erreur d’une branche suffit à éloigner le groupe de la boucle. Orientez la carte avant de choisir l’allée, puis vérifiez de nouveau après quelques minutes que la direction générale correspond bien à la trace.
Emportez de l’eau et une petite collation : cette promenade ne traverse pas un village. Des chaussures fermées évitent une grande partie du sable dans les chaussettes. Pour le VTT, ajoutez le nécessaire de réparation que vous savez réellement utiliser ; pousser un vélo sur plusieurs kilomètres transforme vite la sortie.
Les pins greffés, détail étonnant du parcours
La fiche de Seine-et-Marne attire l’attention sur des pins noirs de Corse greffés sur des pins sylvestres au XIXe siècle. Regardez les troncs : le changement de texture ou de diamètre autour du point de greffe peut révéler l’intervention. Ce détail raconte une forêt travaillée et expérimentée, loin de l’idée d’un décor resté intact depuis toujours.
Le pin sylvestre reste le pin dominant dans le massif. Les forestiers ont utilisé de jeunes sujets comme porte-greffes pour aider les pins laricio de Corse à reprendre et à grandir, tout en recherchant leur port élancé. Sur certains arbres âgés, la jonction reste étonnamment visible. Cherchez une rupture dans l’écorce ou dans la largeur du tronc, puis comparez plusieurs arbres au lieu de décider d’après le premier renflement.
Ne cherchez pas à retrouver chaque arbre comme une balise obligatoire. La bonne approche consiste à ralentir dans le secteur mentionné par le roadbook, comparer plusieurs silhouettes et regarder sans toucher l’écorce. Même si vous ne reconnaissez pas la greffe avec certitude, vous commencerez à voir la variété des pins au lieu d’un simple fond vert.
Observer sans sortir du chemin
Cherchez les différences entre les zones de feuillus, les pins et les espaces plus ouverts. Restez sur les passages existants, même lorsqu’un rocher semble offrir un raccourci. Les traces parallèles élargissent rapidement l’érosion sur les sols sableux.
La boucle longe des réserves biologiques intégrales. Ces espaces sont laissés à une évolution naturelle avec très peu d’interventions forestières. Un arbre mort, une branche au sol ou une zone dense n’y sont donc pas un manque d’entretien. Observez depuis le circuit et respectez les limites : la valeur du lieu vient justement des processus qui continuent sans passage répété des visiteurs.
Les grandes allées offrent par endroits une lecture très claire du réseau forestier. Arrêtez-vous à un carrefour en étoile, tournez lentement sur vous-même et comptez les voies. C’est un exercice simple qui montre pourquoi le nom du carrefour et la boussole du téléphone sont plus fiables que le souvenir d’une allée « qui ressemblait à celle du départ ».
Choisir son heure et son rythme
Un matin de semaine donne les meilleures chances de profiter du calme et de voir les longues allées sans circulation de groupes. En été, l’ombre des pins est agréable, mais les 7 km exigent toujours de l’eau. En automne, les contrastes entre feuillus et conifères deviennent plus nets. Après du vent fort, consultez les alertes avant de partir et ne vous engagez pas si l’accès est barré.
À pied, utilisez les deux heures annoncées comme un minimum confortable, pas comme un objectif. Avec des pauses d’observation, comptez plutôt une demi-journée légère. À VTT, l’heure publiée correspond à un cycliste à l’aise ; un groupe familial peut mettre autant de temps que les marcheurs. Convenez d’attendre à chaque grand carrefour afin que personne ne choisisse seul une mauvaise branche.
Pour déjeuner, le plus simple est d’emporter un pique-nique et de garder les commerces d’Arbonne ou de Fontainebleau pour l’après-balade. Ne laissez rien sur place, même un déchet présenté comme compostable : dans un secteur sans poubelles ni collecte, il reste un apport extérieur.
Les Grands Feuillards peuvent compléter un séjour autour d’Arbonne ou de Franchard, mais pas nécessairement la même journée. Comparez Arbonne-la-Forêt et Franchard, puis choisissez une seule porte d’entrée.
Revenir avec de bons repères
Au retour, marquez sur votre carte le départ réellement utilisé et les éventuelles fermetures rencontrées. Cette petite habitude aide à préparer une prochaine sortie sans transmettre une information incertaine à d’autres marcheurs.
Gardez aussi un souvenir plus personnel : l’endroit où la lumière changeait, un pin que vous avez appris à regarder ou le carrefour qui vous a enfin fait comprendre le plan en étoile. Les Grands Feuillards ne reposent pas sur un monument spectaculaire. Leur intérêt vient précisément de ces détails que l’on ne remarque qu’en marchant assez lentement.
Si ce circuit vous plaît, comparez-le ensuite avec Franchard. Franchard concentre davantage de gorges, de visiteurs et de services ; les Grands Feuillards privilégient les grandes allées, les pins et la lecture du parcellaire. Ce sont deux expériences voisines sur la carte, mais très différentes sur le terrain.